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jeudi 5 mars 2026

Chemin de St-Jacques de Cahors à la frontière Espagnole

 

En mars 2026, nous avons repris le chemin de Compostelle sur le GR 65, au départ de Cahors, avec plus de 450 kilomètres à parcourir jusqu’à la frontière espagnole. Cette traversée, réalisée en dix-huit jours et demi de marche, s’est révélée à la fois exigeante et profondément enrichissante, cumulant 7 834 mètres de dénivelé positif et 8 103 mètres de dénivelé négatif.

Les premiers jours se sont déroulés sous un ciel étonnamment clément, avec une première semaine presque sans pluie. Les sentiers, encore marqués par l’hiver, étaient souvent boueux, rendant la progression plus lente et technique. Cette boue, parfois instable et tenace, imposait une vigilance constante, ajoutant une dimension physique supplémentaire à la marche. Peu à peu, le Lot s’est éloigné, laissant place aux paysages ouverts et vallonnés du sud-ouest, entre murets de pierre, champs encore endormis et bois silencieux.

Au fil des étapes, le printemps s’est installé. Les températures ont progressivement augmenté, jusqu’à offrir une douceur presque estivale lors des deux dernières semaines. La nature s’est transformée : prairies verdoyantes, arbres en bourgeons et rivières animées ont accompagné notre progression. En approchant du Pays basque, les reliefs se sont accentués, annonçant les premiers contreforts des Pyrénées.

L’itinéraire nous a conduits à travers cinq départements ; Lot, Tarn-et-Garonne, Gers, Landes et Pyrénées-Atlantiques ; mais aussi plusieurs anciennes provinces riches en identité : le Quercy jusqu’à Moissac, la Gascogne jusqu’aux environs d’Arzacq-Arraziguet, puis le Béarn, avant l’entrée progressive en Pays basque, de la Soule à la Basse-Navarre.

Chaque étape a également été marquée par les rencontres. Les gîtes ont constitué des haltes chaleureuses, où repas généreux et échanges entre pèlerins ont créé une fraternité simple et sincère. Ces moments de partage ont pleinement contribué à la richesse humaine du voyage.

Malgré quelques portions de route parfois longues et une première moitié de parcours rendue plus difficile par la boue, la météo s’est montrée particulièrement favorable, avec seulement deux jours légèrement pluvieux.

L’arrivée à Saint-Jean-Pied-de-Port a marqué une étape symbolique forte. Nichée au pied des montagnes, la cité ouvre la porte vers l’Espagne et prolonge l’horizon du chemin. Elle clôt cette première partie comme un seuil entre deux mondes.

Dans la continuité, nous avons poursuivi l’ascension au-delà de Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu’à la frontière espagnole. Cette dernière étape, plus montagneuse, s’est distinguée par un dénivelé soutenu et des paysages grandioses. La montée vers les crêtes pyrénéennes, entre landes d’altitude et panoramas dégagés, a offert une conclusion spectaculaire à cette traversée. L’arrivée à la frontière, après cet ultime effort, a pris une dimension particulière : celle d’un passage, à la fois géographique et symbolique, venant couronner un parcours intense et marquant.

Ainsi s’achève ce voyage : une aventure soutenue, parfois rude, mais profondément enrichissante, où se mêlent paysages, effort et humanité.



























































































































 

vendredi 10 octobre 2025

La randonnée des villages en Dordogne

 

En ce début du mois d’octobre 2025, avant d’entrer en hiver, nous sommes allés participer à la ronde villages en Dordogne. Nous aurons parcouru 47 km accompagnés de 915 m de dénivelé positif.

Le vendredi 11 octobre 2025, l’air frais de l’automne nous accueille alors que nous arrivons au gîte du Moulin Combroux à Borrèze. La promesse d’un week-end riche en découvertes et en convivialité flotte dans l’air. Après avoir déposé nos bagages, nous prenons la direction de Salignac-Eyvigues, un charmant village où les ruelles pavées et les maisons en pierre racontent l’histoire de cette belle région.

 

La découverte de Salignac est un enchantement : les couleurs automnales se mêlent aux pierres anciennes, et les rires de notre groupe résonnent dans les ruelles. De retour au gîte, nous ressentons une légère fraîcheur dans la maison. Pour nous réchauffer, nous allumons une petite flambée dans la cheminée. L’odeur du bois qui crépite et la chaleur des flammes créent une atmosphère cocooning. La première soirée s’achève autour d’une partie improvisée de jeux de société, où la bonne humeur et les éclats de rire s’entremêlent.

 

Le lendemain matin, samedi 12 octobre, le réveil sonne à 6 h 45. Après un copieux petit-déjeuner, nous sommes tous prêts pour une journée de randonnée. À 8 heures, nous nous retrouvons à Archignac pour le départ. Un café d’accueil et quelques grignotages nous attendent, nous donnant l’énergie nécessaire pour commencer notre aventure.

 

La randonnée débute, et nous traversons des paysages magnifiques jusqu’à Jayac, où un ravitaillement copieux nous attend. Nous reprenons ensuite notre chemin en direction de Nadaillac, où un repas savoureux nous attend : Les délices locaux, rillettes d’oie et magret grillé, nous régalent, cabécou, desserts variés et convivialité sont au rendez-vous.

 

Reprenant notre randonnée, nous nous dirigeons vers Paulin. À notre arrivée, un café d’accueil et des grignotages nous attendent à nouveau, marquant la fin de cette première journée de marche. Un bus nous reconduit aux voitures, et nous rentrons au gîte pour un moment de repos bien mérité.

 

Nous espérions rallumer la cheminée pour réchauffer la maison, mais un nuage de fumée envahit rapidement la pièce. Après quelques tentatives, nous devons nous résoudre à éteindre le feu et aérer, optant finalement pour un radiateur pour nous réchauffer. La soirée se poursuit avec des jeux de cartes, notamment la belote et le skibo, où les rires fusent encore une fois. L’ambiance est joyeuse, et chacun se sent bien avant de se glisser sous les couvertures.

 

Le dimanche matin commence tôt, à 6h45. Nous avons rendez-vous à Paulin à 8 heures pour la randonnée du jour. Après un bon petit-déjeuner, nous partons pour Salignac-Eyvigues, une distance de 5,8 km que nous parcourons avec entrain. À notre arrivée, une pause ravitaillement nous attend, avec des victuailles préparées par les organisateurs.

 

Nous reprenons notre chemin vers Borrèze, où un repas tout aussi copieux nous attend : magret, rillettes d’oie, fromage, et une variété de douceurs comme des gâteaux, crêpes et beignets. La chaleur du repas commence à se faire sentir, mais il est temps de repartir. La montée qui suit met à l’épreuve nos organismes fatigués, mais l’esprit de camaraderie nous pousse à continuer.

 

Nous arrivons finalement à Orliaguet, où la magnifique aventure se termine. Comme un clin d’œil à nos efforts, chacun reçoit un diplôme pour les kilomètres parcourus. Un bus nous reconduit aux voitures, et nous rentrons au gîte pour un moment de repos bien mérité.

Le retour au gîte est marqué par le rituel habituel : douches, massages des pieds de ces dames, repas convivial et encore quelques jeux avant de se mettre au lit.

 

Le lundi matin, il est temps de faire nos adieux et de retourner au pays. Ce week-end en Dordogne, riche en nature, en rires et en gastronomie, a été un véritable succès pour tous. Les souvenirs gravés dans nos cœurs resteront à jamais, témoignant de l’amitié et de la beauté des paysages que nous avons découverts ensemble.